Je m’étais juré de ne pas parler de la météo en commençant cet article. C’était tout bonnement interdit. Ok, il fait chaud, on transpire, on fond et tout le monde y va de sa plainte. C’est vrai, écrire un article quand on transpire des mains n’est pas la meilleure expérience de ma vie. Je n’irai pas plus loin et je laisse Laurent Romejko vous parler du temps qu’il fera dans les prochains jours. Bon courage à vous malgré tout.

Encore une intro débile pour parler musique. Et ce coup-ci, on retourne à nouveau du côté de Nowadays. Label montant s’il ne l’est pas déjà qui n’a de cesse de lâcher des releases pêchues et de nous faire redécouvrir des artistes que l’on connait déjà. On avait eu le droit à un road trip à la Myazaki avec le dernier Fakear et une arrivée sous la chaleur de la ville d’Alméria avec nos GEO Everydayz & Phazz. Ce coup-ci, c’est Douchka qui régale.

Douchka-Profil

Même si le nom pourrait laisser penser qu’il est ambassadeur de Disney en France, il n’en n’est rien. Seul lien possible, la douceur apparente de ses productions qui ont déjà fait le tour du monde. Comment ? En se voyant sélectionné au Red Bull Music Academy.  De là commence une belle aventure au pays de Soleil levant où il pourra expérimenter seul ou en public dans les concerts qu’ils donnent dans des chantiers désaffectés. En somme, Thomas – de son vrai nom – n’en est pas à son coup d’essai et continue d’expérimenter.

C’est d’ailleurs ce que l’on peut retenir de cet EP. Un aspect recherché et finement travaillé qui donne naissance à un son unique. Difficile maintenant de confondre Douchka avec l’un de ses compères du milieu « Future-Beats-Hip-Hop-Electronique » dans lequel tout le monde range tout et n’importe quoi. Et non, Thomas repousse ses limites et cherche à sortir de ce qu’il connaît pour produire. Une façon de faire qui se remarque dès les premières écoutes de son dernier opus : Joyful.

Condensé de ce qu’il sait fait auquel il ajoute ce qu’il découvre pour obtenir 4 sons puissants de douceurs à la texture nouvelle. Ça pourrait sonner comme ce qu’on entend partout aujourd’hui mais il y a une enveloppe qui change tout. C’est beau. Les plus pointilleux pourront chercher les sons que l’on retrouve à plusieurs reprises dans ces morceaux pour y trouver une signature. Reste à savoir s’ils seront à l’heure…

Pour ce qui est de Joyful, on commence avec…Joyful ! Et oui, qui a dit que le titre éponyme ne devait pas être en premier ? Intro à la cool sur laquelle des techniciens lumières pourront faire mumuse avant que la basse ne se pointe. On sent la recherche dans la texture globale du morceau. C’est feutré voire soyeux et les pétales de roses de l’artwork sont là et se retrouvent tout au long de l’écoute.

Riviera fait la part belle à la voix de Parachute Pulse qui se prête complétement à cette texture. Le rythme est présent mais les mélodies aussi et jamais au cours de l’écoute on peut se sentir heurté par un kick massif. Plus l’on se laisse aller dans l’EP plus Douchka semble pousser ses recherches avec un Bless mi-massif, mi-doux, mi-voluptueux et surtout efficace. Vient enfin For You. Titre outro qui fait clairement penser à … rien en fait. C’est nouveau – je vous bassine avec ça depuis le début – mais on n’est pas non plus dans un inconnu global. Le son semble reprendre ce que l’on connaît pour aller plus loin.

Au final, Joyful porte bien son nom mais aussi son artwork. On pourra s’imaginer écouter tout l’EP d’une traite sous un arbre aux fleurs roses sans pour autant avoir pris de drogues avant. Je vous rassure, je carbure à l’eau depuis quelques heures maintenant et si j’ai un coup de mou, je crois que Joyful pourra poser les bases d’un repos mérité. Si Fakear nous faisait planer, Phazz & Everydayz étaient en plein soleil, alors Douchka est le crépuscule de la fin de journée.

Pas de doutes, cet été pas de grève des pilotes chez Nowadays Airlines. Ils sont là et efficace dans ce qu’ils font. Si jamais vous voulez un petit meeting aérien, Douchka semble déjà penser à faire quelques voltiges d’ici à 2016.

Pieral Ombremépahofré
Promis, j’arrête de lire des revues bizarres,
je commence à écrire comme elles.
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